Études statistiques transnationales : expériences pour recenser les retours 


Le Mexican Migration Project (MMP) est une recherche commune entre l’Université de Princeton et l’Université de Guadalajara. Le projet implique des scientifiques de États-Unis et du Mexique, dans une tentative de saisir les trajectoires complexes de la migration mexicaine aux Etats-Unis. Les données sont recueillies suivant une approche interdisciplinaire, avec des méthodes de recherche empruntées à l’anthropologie et à la sociologie; les interviews sont menées d’une manière semi-structurée, avec un mécanisme de flexibilité, pas prédestiné, mais il est prévu que tous les répondants doivent fournir le même type d’informations. Les réponses sont ensuite codées et mises dans une base de données librement accessibles à tous les chercheurs et au public intéressé.

Chaque hiver, période durant laquelle les migrants rentrent habituellement chez eux, des entretiens sont effectués avec certains d’entre eux  dans diverses régions du Mexique; sur la base des informations reçues les enquêteurs vont dans les zones cibles des États-Unis pour soumettre le même questionnaire aux membres de la communauté mexicaine qui ne sont pas rentrés la maison. Les sondages effectués ainsi sont combinés avec des interviews réalisées au Mexique, générant un échantillon transnational statistique fiable. Les résultats de recherche fournissent une base documentaire pour conceptualiser l’étude, en particulier, le phénomène des retours.

En Europe on peut citer comme mention spéciale la migration de retour et le Programme de développement (RDP), qui consiste en une conception de l’étude et de la collecte de données élaborées (coordonné par le Centre Robert Schumann basé à Florence) et qui vise à étudier les expériences et les défis de la migration de retour, l’amélioration de leurs impacts sur le développement des pays d’origine. Dans le cadre du projet, qui se concentre principalement sur les expériences migratoires des communautés nationales du Maroc, du Mali, de Tunisie, d’Algérie et d’Arménie, des recherches sur le terrain ont été effectuées dans les pays de provenance, avec le recueil d’entretiens directs avec les protagonistes de la migration de retour. L’approche transnationale a permis d’obtenir dans ce cas également une masse de données importante, organisées par le biais d’indicateurs synthétiques.

Mexican Migration Project

Return migration and Development Platform

Documents